Coopérative Monts et Barrages

Relocaliser l’économie par la coopération
sur le territoire des Monts-et-Barrages

Foncier: au cœur des communs et du territoire

Paysage de la montagne limousine avec un lac et une ferme en pierre restaurée : le foncier, un levier pour nos territoires

Le foncier est la base matérielle de tout projet collectif : lieux de vie, ateliers, terres, bâtiments. On ne peut pas parler de coopération, ni de territoire, sans en parler.

Nous l’abordons comme un commun : une ressource gérée collectivement, avec des règles et une gouvernance.

Le foncier, c’est ce qui permet de se projeter dans la durée. Avec une foncière, il y a toujours un loyer : la différence est ailleurs. Dans la propriété classique, un lieu reste soumis aux ventes et aux arbitrages extérieurs, et l’on ne peut pas se projeter sur des installations. Donner à un lieu une dimension d’usage, c’est lui donner un avenir territorial. Mais acheter seul est hors de portée d’un projet émergent : il faut des apports initiaux, portés par des personnes, des collectifs ou des partenaires de confiance.

Les foncières solidaires

Des foncières collectives se sont créées dans de nombreux secteurs :

Pour un territoire rural comme le nôtre, nous nous appuyons sur des foncières qui connaissent la ruralité :

  • L’Arban, notre voisine : SCIC de la montagne limousine qui remet en état le bâti ancien des centres-bourgs, avec habitants, collectivités et investisseurs citoyens,
  • Villages Vivants, foncière coopérative de Crest (Drôme) qui choisit d’essaimer plutôt que de s’étendre : son incubateur de foncières solidaires (première promotion en 2027) doit nous former, et nous avons fait part de notre candidature,
  • La Coopérative Oasis, avec laquelle nous avons un lien : elle agit comme une foncière pour des lieux de vie collectifs et écologiques.

Notre stratégie foncière

Nous le faisons pour sécuriser les communs de production du territoire. Notre stratégie est progressive : nous commençons petit et allons peu à peu vers la valeur d’usage. C’est une direction que nous prenons, pas un acquis. À terme, nous souhaitons rapprocher les acteurs de l’habité et ceux du développement territorial autour de communs productifs.

  1. sécuriser notre premier lieu commun, la SCI La Fontaine,
  2. passer d’un lieu commun à plusieurs, à l’échelle du territoire, en nous formant auprès des foncières rurales,
  3. construire progressivement une foncière territoriale.

À court terme, nous voulons ouvrir la SCI La Fontaine à tous ses usagers pour aller vers une propriété d’usage : chaque usager devient aussi propriétaire du lieu qu’il fait vivre, et les apporteurs initiaux du capital ne sont plus les seuls propriétaires.

Vue sur le centre-bourg d'Eymoutiers, ses maisons anciennes et le clocher de la collégiale Saint-Étienne, au pied des collines boisées
Eymoutiers. Photo : Aztoar, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.5

Pour aller plus loin :